Axe 2 : Améliorer la réduction, la collecte et la valorisation des déchets

Disposer d’un programme de prévention des déchets

Il est primordial de travailler à la prévention des déchets pour respecter la hiérarchie des déchets. Pour cela le Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA), qui est obligatoire depuis 2015, permet une approche méthodique. Il vise à réduire la quantité et la nocivité des déchets sur un territoire. Il implique la mise en place d’une stratégie, d’objectifs et d’actions concertées avec les acteurs locaux.

Pour y arriver, une multitude de ressources sont mises à disposition, telles qu’une liste d’actions de prévention des déchets et les retours d’expériences du réseau A3P. L’ADEME propose également des formations pour apprendre à animer et coordonner le PLPDMA et se former dans l’économie circulaire.

Améliorer l’efficience du système de collecte

L’analyse de la composition des déchets montre qu’il existe encore des marges de progrès, ainsi la campagne MODECOM 2017 montre que les Ordures ménagères résiduelles (OMR) comportent encore plus de 25 % de déchets putrescibles et 40 % de flux ciblés par des filières Responsabilité élargie du producteur (REP) existantes.

Image de la répartition des ordures ménagères résiduelles. Voir descriptif détaillé ci-après

Télécharger le descriptif de l’image (PDF - 126.44 Ko)

L’optimisation de la collecte consiste à développer ou réorganiser des collectes préservantes, innovantes et séparées favorisant le réemploi ou la valorisation, tout en assurant une maîtrise des coûts.

Les étapes pour réussir un projet d’optimisation sont :

  1. Faire un diagnostic du service (les coûts du service et les caractérisations).
  2. Définir un schéma directeur qui précise le périmètre du service, les tournées et réoriente les flux par mode de collecte (déchèterie, porte à porte…) et tarification.
  3. Communiquer auprès des usagers (geste de tri, tarification).
  4. Mettre en œuvre les actions d’optimisation.
  5. Suivre des indicateurs techniques et économiques (observation, coûts et tonnages).
  6. Restituer ses résultats dans le rapport annuel du service public de prévention et gestion des déchets (obligatoire).

Améliorer la valorisation des déchets (dont organiques)

Plusieurs actions sont conseillées :

  • améliorer ses installations de valorisation sous maîtrise d’ouvrage comme les centres de tri en intégrant l’extension des consignes de tri d’emballages ;
  • développer de nouvelles filières de valorisation telle que la valorisation organique, ou de nouvelles filières sur divers flux (ex : encombrants, réemploi d’emballages) ;
  • travailler en partenariat avec d’autres producteurs de déchets du territoire pour la construction de filières en étant prescripteur (ex : valorisation des biodéchets, plâtres en déchèteries ou encore coquilles) ;
  • réaliser des études de faisabilité technique et/ou économique. L’ADEME accompagne les collectivités dans ces études et offre des aides financières.

Réduire les impacts de la gestion des déchets

La gestion des déchets a des impacts sociaux (pénibilité du travail et nuisances locales) et environnementaux (transport et émissions des procédés de combustion).

Il est important de connaître ces impacts pour ensuite les mesurer et les réduire.

Différents outils ont été développés par l’ADEME :

  1. Des outils d’évaluation quantitative de flux de déchets (quantification des potentiels de réduction des déchets).
  2. Des outils de réduction des impacts environnementaux (QuantiGES).
  3. Des bases de données utiles pour réaliser des analyses de cycle de vie (Base Impacts, Base Carbone).

Créer du lien avec les acteurs économiques et des dynamiques territoriales

Impliquer les acteurs économiques est capital. En effet, les déchets des activités pèsent bien plus lourd que les déchets des ménages sur un territoire. De plus, il existe des synergies de collecte et traitement pour ces déchets.

Production de déchets par habitant en 2016

Télécharger le descriptif détaillé de l’image (PDF - 135.21 Ko)

Les collectivités peuvent avoir un rôle pour animer, sur le territoire, des actions de coopération et vers les acteurs économiques. Elles peuvent être aidées par les relais des entreprises (fédérations professionnelles, Chambres consulaires, etc.). Ces actions peuvent être : le développement de déchèteries professionnelles, l’accompagnement à la gestion collective des déchets ou encore le développement de l’écologie industrielle et territoriale.

Axe 2 : niveaux, orientations, ressources

Télécharger le récapitulatif des ressources de l’axe 2 du référentiel Économie circulaire (PDF - 2.58 Mo)

Ce document vous redirige un ensemble de ressources pour vous donner des outils méthodologiques, des retours d’expériences.