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Traitement et valorisation des déchets

Stockage

Acceptabilité des sites et aspects méthodologiques

L’ADEME a mené depuis plus de 15 ans un programme de recherche sur les installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND). Après un rappel des problématiques, vous trouverez les principaux résultats de recherche obtenus sur ce thème depuis 2010, en particulier ceux présentant des enseignements pour les exploitants.
A quelles problématiques répondent les projets présentés ?
 
Les aspects sociologiques et sociétaux sont apparus indispensables dans le développement et la faisabilité et/ou l’acceptation de nouvelles technologies ou modes d’exploitation. Des recherches récentes ont donc été menées pour mieux comprendre et appréhender les oppositions autour des ISDND.

Maxisciences.com

Description des projets
Conflits de Proximité autour des ISDND (projet COPRODIS) 

 Date de parution : en cours (date de fin prévue pour juillet 2015)


Travaux de recherche réalisés par EVS-ITUS de l’INSA de Lyon (coordinateur),  ECOGEOS et IRSTEA

Convention 1110C0006


Objectif du projet : Progresser dans la compréhension des déterminants des oppositions qui entourent la création et l’exploitation d’installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND), plus particulièrement sous l’angle des discours des riverains des installations, des associations « anti-décharges » et des responsables de la planification.


Travaux réalisés : Issues de l’appel à projet « Déchets & Société » de 2010, les recherches sont réalisées à partir de deux bases de données établies par l’équipe de chercheurs pluridisciplinaire. La première base de données a consisté à croiser informations techniques, géographiques et socio-économiques relatives aux installations de stockage en phase d’exploitation en France métropolitaine. La seconde a concerné l’analyse des sites Internet des collectifs d’opposants. Forte de ces données, l’équipe a entrepris une série d’enquêtes de terrain sur 9 cas d’études représentatifs des différentes situations rencontrées en termes de temporalité de conflit, localisation géographique, mode de gestion, taille, etc. Les entretiens réalisés sont actuellement en cours d’analyse.

 

Analyse des représentations sociales des risques sanitaires mobilisés comme arguments de contestation des projets de stockage des déchets (projet La Raison Sanitaire) (pdf - 3.07 Mo)
Date de parution : juillet 2012

Travaux de recherche réalisés par le CREDOC (coordinateur) et SITA France
Convention 0906C0085

Objectif du projet   : Contribuer à éclairer les décideurs et les acteurs des ISDND sur la prise en compte des questions de santé lors de la conception ou l’extension de sites de stockage afin de replacer la question sanitaire dans la dynamique des conflits.

Travaux réalisés : Ce projet a été retenu dans le cadre de l’APR « déchets et société » et les travaux ont été réalisés à partir d’un état l’art, d’une étude comparative des arguments de risques sanitaires à travers 10 sites puis d’entretiens approfondis auprès des acteurs locaux.

Principaux enseignements :
Cette approche a permis d’apporter des éléments de réponse à deux grandes questions :
 
  • Chaque contexte génère-t-il son propre système de controverse ou observe-t-on un mouvement d’unification des controverses  via internet ? Le travail d’analyse comparée sur les 10 sites a mis en lumière l’ancrage très local des différents systèmes argumentatifs, qui ne se dupliquent pas d’un site à l’autre. Mais il a également mis en évidence que, contrairement à l’hypothèse de départ, les sites où se développent des controverses à caractère sanitaire ne sont pas ceux où la mobilisation est la plus efficace dans sa capacité à bloquer les projets.
 
  • Quelles réponses sont apportées aux inquiétudes liées au stockage de déchets dans les controverses sanitaires ? le gestionnaire de site semble inégalement outillé selon le type d’argument mobilisé. Il développe une politique d’animation locale bien maîtrisée face aux arguments liés aux nuisances. Il possède aussi de bons arguments techniques concernant la pollution de l’eau. En revanche, en matière de pollution aérienne, il est à la fois mis en demeure d’apporter les preuves de la non dangerosité de son activité, et non légitime à engager les processus d’acquisition de connaissance nécessaires.