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Campagne de sensibilisation des professionnels et des usagers à la collecte des Déchets des Activités de Soins à Risque Infectieux (DASRI)

Smictom d'Alsace Centrale

2, Rue des Vosges
Parc d'Activité Giesen
67750 Scherwiller

contexte

La présence de déchets médicaux spéciaux dits Déchets des Activités de Soins à Risque Infectieux (DASRI) met en danger le personnel de collecte et de tri par les risques de piqûre, les risques infectieux et de contamination qu’elle engendre.

Une filière de collecte et de traitement spécialisée existe, mais elle n’est pas utilisée par manque d’information et par refus des usagers de payer cette prestation.

 

L’objectif de l’opération menée par le Syndicat Mixte de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères (SMICTOM) Alsace Centrale est de sensibiliser professionnels et particuliers à la gestion des DASRI, d’informer et de valoriser la filière en place.

 

objectifs et résultats

Objectifs généraux :

D'un point de vue quantitatif

- Diminuer le nombre d’arrêts de la chaîne de tri suite aux DASRI sur le tapis de tri.

- Comptabiliser des incidents journaliers.

- Augmenter le nombre d’adhésions des professionnels à la filière d’élimination des DASRI.

 

A moyen terme l’objectif est la disparition complète des incidents de piqûres : 0 DASRI dans les collectes et 0 incident.

 

D'un point de vue qualitatif

Protéger les trieurs.

Faire cesser les rejets de DASRI dans le bac des déchets recyclables.

Améliorer l’information auprès des professionnels de santé et faire prendre conscience des risques infectieux au public.

Résultats quantitatifs :

Malgré les intentions et les moyens mis en œuvre pour mener cette opération, plusieurs points critiques sont relevés :

Résultats qualitatifs :

Problème de l’information auprès des usagers 

 

En dépit de la campagne, d’information, la présence de déchets d’activités de soins dans les bacs à ordures ménagères et particulièrement dans le bac brun, n’a pas diminué. Deux facteurs ont été identifiés :

1 - La mauvaise volonté des professionnels de santé à jouer leur rôle de conseil et d’information

 auprès de leurs patients.

2. L’absence d’une filière de reprise gratuite clairement identifiée.

 

Le problème des pharmacies du réseau GIROPHARM 

 

Une première information faite au SMICTOM spécifiait que les pharmacies de ce réseau reprenaient gratuitement les seringues. Malheureusement cette information s’est révélée fausse, du moins incomplète.

En effet, les pharmaciens de ce réseau reprennent uniquement les seringues de leurs clients, mais il s’agit là d’un acte basé sur le volontariat. Ainsi l’équation “pharmacie GIROPHARM = Reprise de seringues” s’est avérée erronée.

 

Au vu de ces nouvelles informations, le SMICTOM a décidé de ne plus faire la promotion de ce réseau. Un courrier a été adressé au représentant régional de GIROPHARM pour lui demander de faire le point sur le rendu du service de reprise des seringues sur le territoire. 

Mise en oeuvre

Planning :

Phase préparatoire

 

Avril 2005 : Réunion des instances représentatives des

-          professionnels de santé d’Alsace,

-          associations de malades,

-          prestataires de service de la filière de traitement.

 

et des institutionnels : la collectivité, les Directions Départementale et Régionale des Affaires Sanitaires et Sociale (DDASS et DRASS), l’ADEME (état des lieux de la situation).

 

Mai 2005 : Création d’un comité de pilotage pour valider la campagne de sensibilisation

 

Phase opérationnelle

 

Procédure d’identification des DASRI dans le circuit de traitement : Création d’une “Fiche incident”.  Dès la présence de DASRI sur le tapis de tri :

- arrêt du tapis,

- photographie de l’objet DASRI,

- recherche et identification de son origine : si celle-ci est possible, dépôt d’une plainte ou courrier de mise en garde à la personne. Dans les cas les plus graves, un courrier au maire de la commune.

 

Campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé (400 recensés) avec :

- 3 documents : un courrier co-signé par tous les partenaires, une plaquette d’informations (1 000 exemplaires) sur la gestion des DASRI et une affiche (1 000 exemplaires) à apposer dans les salles d’attente,

- un accompagnement Presse.

 

Campagne de sensibilisation à destination du grand public

- Information presse : 7 articles dans les journaux locaux, publications intercommunales, 2 reportages sur la télévision régionale.

 

Campagne de sensibilisation à destination des communes

- Information des communes (envoi de chaque fiche incident).

- Articles pour publications municipales.

- Mise à disposition d’articles pour le bulletin communal via le site Internet / Espace Collectivités.

 

Autres supports de communication :

- Plaquettes et affiches

- Article de presse : “Déchets de soins des ménages : à la recherche de la bonne filière” - Recyclage,

Récupération magazine n°47 - Décembre 2004.

- Site Internet du SMICTOM http://www.smictom-alsacecentrale.fr/dn_dechetterie

“les médicaments doivent être rapportés chez son pharmacien”.

 

Un état des lieux et étude de solutions : automne 2006.

 

Moyens humains :

2 jours de chargée de communication interne

Moyens financiers :

Conception en interne des documents : 2 jours de chargée de communication (435 € HT)

Impression des documents

Diffusion 250 € d’affranchissement

 

Financement

ADEME 40% sur les prestations externes, solde par le SMICTOM

 

Moyens techniques :

-

Partenaires moblisés :
  • ADEME
  • DRASS
  • Union des médecins libéraux d’Alsace

  • Association GESTE (association locale des médecins)

  • Groupement d’Exercice Fonctionnel d’Alsace Centrale

 

valorisation de cette expérience

Facteurs de réussite :

Oui

Difficultés rencontrées :

-

Recommandations éventuelles :

-