Retour à l'ensemble des resultatsPartage d'expérience
Format pdf

Programme Local de Prévention, année 4, Sictom de la Région de Lavaur

Sictom de la Région de Lavaur

Mairie
81500 Belcastel
00 00 00 00 00
32 496 habitants
MIXTE

Carte d'identité du programme

Nathalie Esparbie
prevention@sictom-lavaur.fr
33 717 habitants concernés
9 Année de réalisation
4 Nombre d'années réalisées

Témoignage de l'élu référent sur les bénéfices du programme

Ce programme a permis d'atteindre nos objectifs de réduction tout en développant de nouvelles "activités".

Pour l'avenir nous allons continuer l'ensemble des actions avec un développment important des gobelets réutilisables et toujours un soutien fort du compostage. la loi sur la transition énergétique devrait aussi ouvrir d'autres perspectives.

Elu référent : Michel Bouyssou

Les performances du programme

Indicateurs Valeurs pour 2008 Objectifs pour la fin du programme Valeurs réalisées
2010 2011 2012 2013
Production de déchets
en kg/hab
OMA 359 333,90 338,70 336,20 334,90 329,20
DMA 506,80 491,60 483 507,50 536,60 542
Nombre d'équivalents temps plein de l'équipe projet   1,20 1,20 1,20 1,20 1,20
Nombre de partenaires mobilisés     0 0 0 0
Nombre de relais mobilisés     0 0 0 0
Coût annuel du programme par habitant         2,19 2,15
Coût aidé annuel de gestion des déchets par habitant     52,09 46,4 46,79 50,73
Réalisation d'une enquête auprès des ménages

Résultats des enquêtes :

67 % des personnes déclarent pratiquer le compostage

29 % des personnes déclarent refuser la publicité

Analyse des résultats par la collectivité

En 5 ans, nous faisons le constat pour notre territoire d’un changement des mentalités. Sur la période nous avons enregistré une baisse de près de 33 kg par an et par habitant de la quantité d’OMA produite.

Sans notre programme, les quantités d’OMA à fin 2014 auraient été d’environ 12 288 tonnes alors que nous n’en avons réellement collecté l’an passé que 11 152 tonnes. Plus de 1 100 tonnes ont ainsi été évitées.

La baisse porte principalement sur les OMR sans doute avec le succès de l’opération de compostage domestique et collectif grande capacité. En effet, nous avons pu équiper près de 30 % des foyers avec nos composteurs et selon notre dernière enquête 67 % des foyers pratiquent désormais ce geste de prévention (composteurs du commerce, en tas, etc). Notre enquête foyer témoins menée en 2007 faisait apparaitre un poids moyen déposé de 70 kg par foyer et par an. On peut estimer que ce geste permet d’éviter plus de 700 tonnes de déchets chaque année.

 

Le SICTOM s’est aussi lancé il y a 3 ans dans le compostage grande capacité avec pour objectif principal d’impacter efficacement le gisement d’OMR sur les gros producteurs du Syndicat et principalement ceux utilisant des services importants de restauration collective. L’idée est de les aider financièrement et techniquement à s’équiper d’un outil efficace et pratique de compostage des restes de repas, sans toutefois négliger de leur apporter des outils et méthodes pour essayer de réduire en amont cette production (politique d’achat, gestion des flux).

 

De nombreuses études sur la restauration collective et ses déchets ont démontré que dans les unités de préparation distribution on pouvait estimer à 134g de déchets par repas préparé/servi.

 

Pour ce qui concerne ces opérations de compostage notons les résultats techniques encourageants des composteurs grande capacité placés dans les collèges. Au nombre de 4 Ils détournent chacun près de 40 à 50 Kg de déchets chaque jour soit un potentiel par année scolaire de près de 10 tonnes détournées par équipement. Sur ces opérations il faut toutefois noter les difficultés liées aux divers intervenants : personnel technique du CG81 et gestionnaire-principal relevant de l’éducation nationale. Une forte volonté technique et budgétaire du CG permettrait à l’échelle du département de détourner une quantité non négligeable de déchets. Bien entendu le travail amont de lutte contre le gaspillage doit être poursuivi car il permet de faire évoluer les mentalités à long terme. Cet axe de lutte contre le gaspillage alimentaire est d’ailleurs une des priorités du Plan Départermental de Prévention auquel nous sommes associés. D’autres structures que les collèges seront également équipées à l’avenir.

 

Mais cette réduction porte aussi sur les emballages et le papier avec sans nul doute l’effet STOP PUB car nous sommes passés de 4,5 % de boîtes aux lettres équipées à près de 20 %. En partant de la valeur moyenne de 42 kg par an et par boite d’INS se sont donc plus de 130 tonnes qui sont évitées grâce à ce petit autocollant.

 

D’autres opérations beaucoup moins « fortes » en terme de tonnage comme le déploiement des gobelets réutilisables sur la plupart des manifestations du territoire font aujourd’hui la richesse et le sentiment de réussite de ce programme. Nous visons pour 2015 la barre des 50 000 gobelets loués avec notamment leur mise en place sur les grandes fêtes de Lavaur.

 

Le réemploi devrait réellement se développer à partir de 2016 avec le partenariat fort et la mise à disposition d’un local à l’association l’Entraide. Leurs bénévoles viendront sur nos déchetteries pour « capter » des objets réutilisables et ces derniers seront donnés ou revendus via une boutique solidaire.

 

L’opération de réduction des papiers a été plus difficile à mettre en place car le recto/verso, le noir et blanc systématique sont déjà en place sur toutes les communes. La dématérialisation aussi s’est développée en parallèle du programme avec notamment celle des pièces comptables et le protocole PESV2 de la DGFIP. Sur ces collectivités nous avons plutôt mis l’accent sur le tri des papiers résiduels.

Par contre l’opération d’assistance technique et de formation entreprise auprès du centre hospitalier est très intéressante car elle permet de diversifier nos activités et de faire entrer la prévention dans les priorités d’un tel établissement. Sur les 4 dernières années nous avons menés 5 séances de formation de 2 journées et avons ainsi sensibilisés près de 70 agents. Ces derniers à leur retour dans les services se conduisent en ambassadeur du tri et de la prévention.

 

 

 

 

Pour ce qui est des moyens alloués, le budget annuel a été d’environ 2€ par habitant soit sur les 5 ans environ 300 000 €. Il s’agit d’un budget conséquent pour une collectivité de notre taille mais les économies générées avec la baisse des tonnages produits en collecte permettent de compenser. En effet, ces plus de 1000 tonnes évitées chaque année nous coûteraient à ce jour entre leur collecte et leur traitement plus de 150 000 € par exercice budgétaire. La hausse très importante de la TGAP sur l’enfouissement sur ces 5 dernières années est venue rendre encore plus pertinente cette politique de prévention.

 

De façon plus générale on peut conclure sur une note positive quant à notre engagement dans cette démarche. Outre la réussite technique elle a permis aussi une mise en réseau plus étroite avec les autres collectivités tarnaises. Le seul regret pourrait porter sur la « non baisse » des DMA mais ceci tient aussi au fait que ces derniers intègrent les déchets verts qui sont des déchets particuliers car grandement fonction des conditions climatiques. De plus, l’interdiction stricte du brulage (un fait extérieur et indépendant au programme lui-même) a également contribué à leur « explosion ». Même si la hausse des encombrants a également été significative elle peut quant à elle s’expliquer en partie par l’acceptation des petits professionnels dans les déchetteries à compter de 2009. Pour les inciter à trier nous leur avons ouvert les portes et proposer la gratuité contre une geste de tri irréprochable. Au final une forte hausse des ferrailles, du carton mais aussi du tout-venant. A titre d’information le tonnage total annuel de ces professionnels déposant en 2008 directement dans le centre d’enfouissement était de 2 671 tonnes contre 1014 tonnes en 2014. Si ces données étaient réintégrées aux bilans annuels la baisse des DMA sur la période du PLP serait de 2 %...

 

Pour les années à venir notre challenge sera donc de continuer à communiquer, à développer le compostage (à la maison et collectif) à maintenir le taux d’équipement en STOP PUB afin d’impacter toujours significativement les tonnages. Mais nous allons aussi nous lancer dans des tests sur le lombricompostage, relancer les kits poulailler et développer le réemploi… Il nous faudra aussi impacter les DMA et notamment les déchets verts. Pour cela nous envisageons diverses pistes dont une opération de broyage à domicile avec valorisation in situ des broyats.

Mobilisation des acteurs du territoire

Partenariat mis en oeuvre :

Le programme nous a permis au travers des diverses actions de mobiliser divers partenaires :

 

- écoles

- collèges

- centre hospitalier

- associations diverses

- IEMP

Relais mobilisé :

Divers relais assez classiques :

 

- mairies

- élus

- écoles

- déchetteries

 

Action éco-exemplaire réalisée :

L'eco exemplarité au niveau des services a pris plusieurs formes :

 

- au niveau des services administratifs bien entendu : gestion des papiers de bureau avec dématérialisation de la plupart des pièces notamment comptables. Incitation des mairies adhérentes à faire de même.

 

- mise en place d'un poulailler sur les espaces verts jouxtant nos bureaux.

 

- acquisition d'un véhicule hypomobile pour effectuer des collectes à cheval et sensibiliser de façon ludique et originale le jeune public.

 

- mise en place d'un lombicomposteur au siège administratif du SICTOM.

Les actions du programme

Nombre d'actions prévues dans les 5 thèmes

Thème Nombre
d'actions
Exemple d'actions
Sensibiliser les publics à la prévention 3 Programme de formation professionnelle au DD et prévention des déchets
Eco-exemplarité de la collectivité 1 Compostage grande capacité
Actions emblématiques nationales 2 Compostage grande capacité
Evitement de la production de déchets 2 KIT POULAILLER
Prévention déchets entreprise
et déchets dangereux
1

Voir les 4 fiches action OPTIGEDE de l'acteur réalisées dans le cadre de ce programme