Filières de valorisation

Le guide réalisé dans le cadre du programme DÉMOCLÈS donne un bon aperçu des différentes filières de valorisation des déchets du second œuvre.

Il est complété ci-dessous par quelques focus sur certaines filières :

  • déchets inertes : ils sont de différentes natures et peuvent être valorisés de différentes façons, soit idéalement sur le site de déconstruction si de nouvelles constructions sont prévues, à l’exemple du chantier de la Maillerie à Lille ou sur une plateforme de recyclage qui peut pousser la préparation pour aller vers des applications identiques (par exemple, du béton recyclé de l’entreprise Poulard en Eure-et-Loir) ;
  • déchets de plâtre : la filière plâtre s’est fixé des objectifs de valorisation ambitieux (250 000 tonnes recyclées en 2020 contre 66 000 en 2014) à travers un engagement pour la croissance verte. Les points de collecte et de préparation permettent de garantir la qualité nécessaire aux unités industrielles pour les réintégrer dans le processus de fabrication (exemple de l’unité SERFIM à Chambéry) ;
  • verre plat : les acteurs de la filière ont signé récemment un Engagement pour la croissance verte (ECV) qui vise la valorisation en verre plat de 40 000 tonnes par an en 2020 et 80 000 tonnes par an en 2025. L’ECV a été présenté lors d’une conférence au salon World Efficiency 2017 avec la vidéo associée « Recyclage du verre plat issu du bâtiment ». L’ADEME a soutenu le développement de la filière avec le projet REVALO ;
  • déchets de bois principalement issus des chantiers de déconstruction : la quantité de déchets bois liés aux chantiers du bâtiment est importante et nécessite le développement de nouveaux exutoires, tels que les chaufferies industrielles qui peuvent bénéficier de soutien dans le cadre du Fonds Chaleur, à l'exemple de la plateforme ROBIN en Rhône-Alpes ;
  • laine de verre : l’industriel Isover a inauguré en avril 2018 la première unité capable de recycler des déchets de laine de verre issus de chantiers de rénovation ou de démolition du bâtiment ;
  • déchets de peinture (emballages, résidus de nettoyage).

Diverses opérations collectives existent sur certains territoires (notamment Ile de France, Ain, Bouches-du-Rhône, Lorraine) afin d’assurer la collecte des déchets de peinture. Concrètement, il s’agit d’offrir une solution simple aux peintres d’élimination de leurs emballages usagés par dépôt auprès de leur fournisseur de peintures, moyennant un prix étudié, du fait du gisement de déchets massifié par l’opération.

Ces opérations associent les fournisseurs de peinture, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) et une société spécialisée dans la collecte et l’élimination des déchets dangereux :